Au potager

Comment appelle-t-on les habitants de l’Inde ? Les Indiens et les Indiennes

Allan
22 octobre 2026 à 19h41 3 min
Deux hommes en kurta debout devant un temple

Les habitants de l’Inde s’appellent les Indiens au masculin et les Indiennes au féminin. Ce gentilé désigne toute personne née en Inde ou qui en a la nationalité, quelle que soit sa religion, sa langue ou sa région d’origine. La question paraît simple, mais elle entraîne quelques pièges d’accord et de vocabulaire qui reviennent souvent. Pour comparer avec une autre ville, voir le gentilé des habitants de Dubaï.

Comment appelle-t-on les habitants de l’Inde ?

Le gentilé est donc Indien, et le mot s’emploie aussi bien pour une personne que pour une chose originaire du pays : la cuisine indienne, le cricket indien, la monnaie indienne. Un habitant de Nouvelle-Delhi, de Mumbai ou d’un village du Rajasthan est indien au même titre. Le nom du pays vient du fleuve Indus, que les Grecs appelaient Indos. Les Indiens emploient aussi le nom Bharat, qui figure dans la Constitution à côté d’Inde.

Indien, Indienne : l’accord et le pluriel

Comme la plupart des gentilés en -ien, le mot suit un accord régulier. Le masculin prend la forme Indien, le féminin double le n et prend un e muet pour donner Indienne. Au pluriel, on ajoute un s dans les deux cas, et le masculin pluriel s’emploie pour un groupe mixte.

Forme Singulier Pluriel
Masculin un Indien des Indiens
Féminin une Indienne des Indiennes

Dans la presse, on rencontre souvent l’expression « la population indienne » pour parler de l’ensemble des habitants sans répéter le gentilé. Le pays compte plus de 1,4 milliard d’habitants, et cette expression sert surtout à éviter les lourdeurs dans une phrase longue.

Inde ou Indes : ne pas confondre le pays et l’ancien pluriel

Vieille carte ancienne avec boussole en laiton

On écrit Inde au singulier pour nommer le pays, sans s final. Le pluriel Indes existe pourtant, mais il appartient à un usage ancien. Autrefois, les Indes désignaient l’Asie du Sud et les territoires voisins, d’où les expressions Indes orientales et Indes occidentales. Ces dernières évoquaient les Antilles, que Christophe Colomb croyait avoir atteintes. Aujourd’hui, parler d’un habitant des Indes sonne désuet, et il vaut mieux dire un Indien ou un habitant de l’Inde.

Les confusions à éviter : Indiens d’Amérique, hindous, indous

La confusion la plus célèbre vient de Christophe Colomb, qui a appelé Indiens les peuples rencontrés sur le continent américain. L’expression Indiens d’Amérique reste connue, mais on lui préfère aujourd’hui Amérindiens ou Autochtones. Au Québec et au Canada, le mot Indien peut désigner les peuples autochtones, si bien que l’on parle plutôt de Premières Nations selon le contexte.

Hindou n’est pas un gentilé

Hindou désigne un adepte de l’hindouisme, religion majoritaire en Inde mais pas exclusive. Un Indien peut être musulman, sikh, chrétien ou bouddhiste. Dire « un hindou » pour parler d’un habitant de l’Inde est donc une erreur, tout comme la graphie indou, peu recommandée : on écrit hindou pour la religion et indien pour le pays.

L’hindi est l’une des langues officielles de l’Inde, avec l’anglais. Pourtant, la langue ne définit pas le gentilé. Un habitant de Chennai qui parle tamoul reste un Indien, tout comme un habitant de Kolkata qui parle bengali. Le mot ne renvoie ni à une langue ni à une religion, seulement à la nationalité.

4.5/5 - (30 votes)
Alain Desoules
Passionné d'immobilier et d'aménagement, Alain partage ce qu'il apprend au fil des saisons : son potager, ses plantes et fleurs préférées, des recettes avec les légumes du jardin et des astuces pour entretenir maison et extérieur sans se ruiner. Pour lui, une maison se vit autant dehors que dedans.

Voir le profil de Alain

4,5/5 (30 votes)
Ecrit par

Allan

Fondatrice & Rédactrice en chef
Passionné d'immobilier et d'aménagement, Alain partage ce qu'il apprend au fil des saisons : son potager, ses plantes et fleurs préférées, des recettes avec les légumes du jardin et des astuces pour entretenir maison et extérieur sans se ruiner. Pour lui, une maison se vit autant dehors que dedans.

Laisser un commentaire —

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *