Sa fleur préférée pour couper et parfumer la maison ? Une grimpante que beaucoup sèment trop tard
À Longmeadow, son jardin du Herefordshire, Monty Don cultive les pois de senteur (Lathyrus odoratus) en quantité. Pas par hasard : pour le présentateur emblématique de Gardeners’ World, cette annuelle grimpante est tout simplement la meilleure fleur à couper qui soit. Belle, odorante et généreuse, elle remplit ses vases et ses pièces chaque été.
Ce que peu de jardiniers réalisent, c’est que profiter pleinement de cette plante dépend presque entièrement d’une seule décision : la semer avant avril. Passé la mi-avril, le spectacle est compromis avant même d’avoir commencé.
« Le meilleur parfum du jardin » — et il le dit lui-même avec humilité
Ce qui rend l’enthousiasme de Monty Don d’autant plus sincère, c’est l’aveu qu’il glisse dans le podcast Gardeners’ World : « J’ai plutôt un mauvais sens de l’odorat, mais j’adore le parfum des pois de senteur. » Pour lui, c’est l’un des meilleurs parfums accessibles au jardin, point final.
Il va plus loin dans ses éloges : « Ils sont beaux, ils sentent bon, ce sont vraiment de très bonnes fleurs à couper. Les meilleures, je pense — si je devais choisir une seule fleur à couper, ce seraient les pois de senteur. » Un plébiscite sans réserve, de la part d’un homme qui en a vu des milliers pousser.
La stratégie des vagues : comment allonger la floraison au maximum
Pour Monty Don, le secret ne réside pas dans une seule date de semis, mais dans une logique de semis échelonnés. Il commence souvent à l’automne, enchaîne avec des semis en janvier et février, puis vise une dernière vague autour de Pâques, fin mars.
« Le secret des pois de senteur, c’est de faire durer la période de floraison le plus longtemps possible, et cela commence dès le semis. Je sème en au moins deux, sinon trois vagues », explique-t-il. Cette approche progressive garantit une succession de floraisons plutôt qu’un pic unique et bref.
La limite à ne pas franchir reste claire : « Si vous ne les avez pas semés d’ici la mi-avril, c’est presque plus la peine. » Les plantes n’auront simplement pas le temps de s’enraciner solidement avant l’arrivée de la chaleur.
Bien planter, bien espacer : les gestes concrets à adopter
En jardinerie, les pois de senteur se vendent souvent en godets bondés d’une douzaine de jeunes tiges. Monty Don met en garde contre cette densité : « Chacun d’eux est une grimpante — serrés ainsi, ils vont se faire concurrence. » Il recommande de repiquer les plantules en les répartissant à raison de deux à trois plants maximum par contenant.
Pour le support, des tuteurs en éventail ou en tipi font parfaitement l’affaire. Côté sol, la règle est simple : « Plus le sol est riche, mieux ils pousseront. Ils adorent un sol riche qui retient l’humidité. » Un substrat généreux change tout à la vigueur des tiges.
Il précise également que les pois de senteur s’épanouissent mieux dans des régions fraîches et humides que dans des zones sèches : « Si vous avez un jardin frais et humide, c’est un bon pari. »
Couper souvent pour prolonger l’abondance
Une fois les premières fleurs apparues, Monty Don encourage à couper les tiges très régulièrement pour garnir la maison de bouquets. Ce geste n’est pas anodin : en empêchant la formation des gousses, il signale à la plante qu’elle doit continuer à produire.
Moins on laisse monter en graine, plus la floraison dure. C’est ce cercle vertueux — couper, sentir, recommencer — qui fait du pois de senteur une plante aussi généreuse que parfumée, et qui explique pourquoi Monty Don n’imagine pas un été à Longmeadow sans elle.
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